mardi 14 avril 2026

La branche RION

         En termes de chronologie, l’histoire des RION commence par celle des DANTON à l’extrême fin du XVème siècle dans le petit ville de Charny-le-Bachot, à une quarantaine de kilomètres au nord de Troyes. Pierre DANTON n’est pas le plus ancien de la lignée mais c’est à son sujet que l’on possède les premiers renseignements. Il exerce le métier de laboureur. Jusque-là, rien que de très habituel sauf que son fils Jehan DANTON va, quelque part, forcer le destin d’ordinaire réservé aux enfants de paysans, en accédant à la charge de Procureur du Roy auprès du baillage d’Arcis. Son fils, Jean DANTON, exerce lui aussi une fonction similaire mais, cette fois, au baillage de Plancy l’Abbaye. On ne peut savoir s’il s’agit de la nécessité impérieuse de préserver les intérêts de la famille, comme on l’a vu dans la haute noblesse, mais Jean DANTON épouse, en 1615, sa propre cousine Marie DANTON, la fille de son oncle Nicolas DANTON, frôlant ainsi la consanguinité. De cette union naissent 5 enfants dont deux garçons : Jean DANTON dont l’arrière-arrière-petit-fils n’est autre que le célèbre révolutionnaire Georges Jacques DANTON guillotiné sur ordre de Robespierre en 1794, et Jacques Liévin DANTON qui, comme son père, va exercer la charge de procureur du Roy au baillage de Plancy.



C’est ce dernier qui nous intéresse car c'est de lui que descend directement notre branche. Jacques Liévin DANTON épouse Jeanne HUOT qui va lui donner 9 enfants. Parmi ceux-ci, Jean et Gilles poursuivent une carrière dans les pas de leur père mais on ne saura jamais ce qui a poussé l’aîné Henri DANTON à rompre avec sa famille ; un grave différend, semble-t-il ou une condamnation, qui sait ?  Toujours est-il qu’il quitte la région pour se refaire une nouvelle vie ailleurs. Au début des années 1660, alors qu’il parvient à la trentaine, on le retrouve à Jouy-lès-Reims. C’est là qu’il épouse une jeune fille de la région, Elisabeth PRIMAULT, de 10 ans sa cadette. Le couple s’installe dans le village voisin de St Euphraise d’où est originaire la mariée. Elle va lui donner 13 enfants dont 7, au moins,  atteignent l’âge adulte. Tous seront laboureurs comme a choisi de l'être leur père, à l'instar de ceux de sa lignée.

En 1708, Jean DANTON, le 10ème de la fratrie, épouse Marguerite MASSON, une jeune femme venue du village de Courlandon, situé 20km à l’ouest, dont les parents sont laboureurs. De cette union naît Robert DANTON dont la fille Marguerite DANTON se marie en 1767 avec un jeune cordonnier de 23 ans, Jean RION, qui gagne sa vie en cheminant de ville en ville. Il est natif de Sapogne, dans les Ardennes où son père Jacques RION dit « Jaco » est manouvrier et berger tandis que sa mère Marguerite LAMAIN est la fille du fournier local. Le plus ancien représentant connu de la famille s’appelait Jacques RION et était né à Connage, en 1651, où il travaillait en qualité de laboureur.

Né en 1776 à St Euphraise, Jean Marie Joseph RION, le fils de Jean RION et de Marguerite DANTON épouse Marie Josèphe DANTON, native de Bouilly. Elle est la petite fille en secondes noces de Robert DANTON, cité plus haut, et de Marguerite PETON, ce qui fait d’elle la belle-fille de Marguerite DANTON qui est aussi l’épouse de son beau-père Jean RION. La famille connaît une embellie car Marie Josèphe est bientôt reconnue comme propriétaire tandis que Jean Marie Joseph, son mari, acquiert le statut de maître cordonnier tout en étant aussi cabaretier. Marie-Josèphe donne naissance à 13 enfants mais, s’il était indispensable d’avoir de nombreux enfants pour espérer en voir certains atteindre l’âge adulte, les temps sont en train de changer car ils ne sont, cette fois, que 3 à décéder en bas âge.

Né en 1824, Louis Rémy RION, le cinquième de la fratrie travaille en qualité d’aubergiste aux côtés de son père. Il épouse, en 1857, la jeune Louise Céline CHATELAIN, une blanchisseuse âgée de 21 ans, originaire de Pargny-lès-Reims. Le couple s’installe à Bouilly où Céline va aussi tenir l’épicerie. On constate effectivement que les temps ont changé car ils ne sont que deux enfants à naître de cette union, deux filles : Marie Apolline en 1860 et Maria Berthe, sa sœur cadette en 1869. Cette dernière devient orpheline un an tout juste après sa naissance lorsque son père Louis Rémy meurt à l’âge de 45 ans.

Maria Berthe RION n’a pas encore 17 ans lorsqu’elle fait la connaissance de Charles François Edouard BARDOUX, un vigneron de 20 ans originaire de Jouy-lès-Reims. Ils se marient en 1886 à Germigny. 

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Georges DANTON (1759-1794)
C’est un petit cousin issu de la branche restée vivre à Plancy l’Abbaye et Arcis-sur-Aube tandis que son aïeul, notre ancêtre Henri DANTON a abandonné la terre natale pour aller vivre du côté de la Montagne de Reims. Il y a fondé un foyer mais aussi une famille qui au fil des générations s’est solidement implantée dans la région. Les DANTON d’Arcis-sur-Aube ont, quant à eux, continué à prospérer, occupant des fonctions respectables dans l’administration locale les classant même au sein de la bourgeoisie à prétention nobiliaire. Né en 1759, Georges Jacques DANTON reste une figure majeure de la Révolution. Avocat de son métier et par conséquent orateur persuasif, il est membre actif du Comité de Salut Public qui gouverne alors la France d’une main de fer et devient, en 1793, ministre de la Justice. Dans le climat de suspicion et de complotisme qu’entretient Robespierre, il se voit accuser d’espionnage au profit de l’Angleterre.

Il est guillotiné à Paris le 5 avril 1794 à l’âge de 34 ans. Sur le chemin qui le conduit à l’échafaud il s’adresse haut et fort à son ancien compagnon de route :« Robespierre, tu me suis ! Ta maison sera rasée ! On y sèmera du sel ! ». Il ne pouvait pas si bien dire, Robespierre le chef des insoumis passait 3 mois plus tard sous la lame de la guillotine.

Danton a conservé une forte popularité dans la mémoire des Français. Il possédait cette qualité que d’autres au sein du Comité de Salut Public considéraient comme de la faiblesse : la compassion et l’empathie. C’est peut-être pour nous qui sommes ses lointains parents l’occasion d’en tirer une réelle fierté.



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Les origines (VIIIème-XIIème siècles)

 De Simon de Montfort , nous continuons à remonter le temps. Le première branche nous conduit jusqu'à Charlemagne .