En termes de chronologie, l’histoire des RION commence par celle des DANTON à l’extrême fin du XVème siècle dans le petit ville de Charny-le-Bachot, à une quarantaine de kilomètres au nord de Troyes. Pierre DANTON n’est pas le plus ancien de la lignée mais c’est à son sujet que l’on possède les premiers renseignements. Il exerce le métier de laboureur. Jusque-là, rien que de très habituel sauf que son fils Jehan DANTON va, quelque part, forcer le destin d’ordinaire réservé aux enfants de paysans, en accédant à la charge de Procureur du Roy auprès du baillage d’Arcis. Son fils, Jean DANTON, exerce lui aussi une fonction similaire mais, cette fois, au baillage de Plancy l’Abbaye. On ne peut savoir s’il s’agit de la nécessité impérieuse de préserver les intérêts de la famille, comme on l’a vu dans la haute noblesse, mais Jean DANTON épouse, en 1615, sa propre cousine Marie DANTON, la fille de son oncle Nicolas DANTON, frôlant ainsi la consanguinité. De cette union naissent 5 enfants dont deux garçons : Jean DANTON dont l’arrière-arrière-petit-fils n’est autre que le célèbre révolutionnaire Georges Jacques DANTON guillotiné sur ordre de Robespierre en 1794, et Jacques Liévin DANTON qui, comme son père, va exercer la charge de procureur du Roy au baillage de Plancy.
En 1708, Jean DANTON, le
10ème de la fratrie, épouse Marguerite MASSON, une jeune femme venue du
village de Courlandon, situé 20km à l’ouest, dont les parents sont laboureurs.
De cette union naît Robert DANTON dont la fille Marguerite DANTON
se marie en 1767 avec un jeune cordonnier de 23 ans, Jean RION, qui gagne sa vie
en cheminant de ville en ville. Il est natif de Sapogne, dans les Ardennes où
son père Jacques RION dit « Jaco » est manouvrier et berger tandis
que sa mère Marguerite LAMAIN est la fille du fournier local. Le plus
ancien représentant connu de la famille s’appelait Jacques RION et était
né à Connage, en 1651, où il travaillait en qualité de laboureur.
Né en 1776 à St Euphraise, Jean Marie Joseph RION, le fils de Jean RION et de Marguerite DANTON épouse Marie Josèphe DANTON, native de Bouilly. Elle est la petite fille en secondes noces de Robert DANTON, cité plus haut, et de Marguerite PETON, ce qui fait d’elle la belle-fille de Marguerite DANTON qui est aussi l’épouse de son beau-père Jean RION. La famille connaît une embellie car Marie Josèphe est bientôt reconnue comme propriétaire tandis que Jean Marie Joseph, son mari, acquiert le statut de maître cordonnier tout en étant aussi cabaretier. Marie-Josèphe donne naissance à 13 enfants mais, s’il était indispensable d’avoir de nombreux enfants pour espérer en voir certains atteindre l’âge adulte, les temps sont en train de changer car ils ne sont, cette fois, que 3 à décéder en bas âge.
Né en 1824, Louis Rémy RION, le cinquième de la fratrie travaille en qualité d’aubergiste aux côtés de son père. Il épouse, en 1857, la jeune Louise Céline CHATELAIN, une blanchisseuse âgée de 21 ans, originaire de Pargny-lès-Reims. Le couple s’installe à Bouilly où Céline va aussi tenir l’épicerie. On constate effectivement que les temps ont changé car ils ne sont que deux enfants à naître de cette union, deux filles : Marie Apolline en 1860 et Maria Berthe, sa sœur cadette en 1869. Cette dernière devient orpheline un an tout juste après sa naissance lorsque son père Louis Rémy meurt à l’âge de 45 ans.
Maria
Berthe RION n’a
pas encore 17 ans lorsqu’elle fait la connaissance de Charles François
Edouard BARDOUX, un vigneron de 20 ans originaire de Jouy-lès-Reims. Ils se
marient en 1886 à Germigny.
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| Georges DANTON (1759-1794) |
Il
est guillotiné à Paris le 5 avril 1794 à l’âge de 34 ans. Sur le chemin qui le
conduit à l’échafaud il s’adresse haut et fort à son ancien compagnon de
route :« Robespierre, tu me suis ! Ta maison sera
rasée ! On y sèmera du sel ! ». Il ne pouvait pas si
bien dire, Robespierre le chef des insoumis passait 3 mois plus tard sous la
lame de la guillotine.
Danton
a conservé une forte popularité dans la mémoire des Français. Il possédait
cette qualité que d’autres au sein du Comité de Salut Public
considéraient comme de la faiblesse : la compassion et l’empathie. C’est
peut-être pour nous qui sommes ses lointains parents l’occasion d’en tirer
une réelle fierté.



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