La généalogie de la branche BREDILLARD raconte l’histoire de familles vouées, depuis le Moyen-Age et peut-être même avant, au travail de la vigne, et cela dans un tout petit espace. Les gouvernements du Bas-Empire Romain avaient jugé vital de fixer le paysan à sa terre. On peut dire que s’il est un endroit où ils ont réussi à faire passer leur message, c’est bien à Moret et à Veneux-les-Sablons, ou Veneux-Nadon comme on disait avant la Révolution. On compte sur les doigts d’une main les alliances familiales nouées avec des gens venus d’ailleurs, et encore, surtout pas plus loin que Thomery ! Seuls les CHESNEAU vont ajouter une réelle teinte d’exotisme, venus, de leur côté, du village pourtant pas si éloigné de Montarlot, mais il faudra attendre 1865 pour qu’un tel mariage se réalise.
La parcellisation des terres entre
les familles de Moret les a profondément enracinées dans cet étroit secteur
limité à l’ouest par la Forêt de Fontainebleau, un domaine royal aux limites
bien gardées et, à l’est par la Seine et le Loing. Dès le Haut Moyen-Age, le
vigne règne en maître le long des coteaux du Loing et dans la plaine gâtinaise,
satisfaisant une demande qui va bien au-delà de la consommation locale. Tout au
long du Moyen-Age, le vin du Gâtinais figure parmi les meilleurs du royaume.
Même au XVIIème siècle, il continue de concurrencer le vignoble champenois.
Profitant de l’essor du marché, nos vignerons se tournent alors vers des
cépages plus productifs, au détriment de la qualité, pour répondre à la demande
accrue des négociants parisiens. Même si la quantité est là, le caractère de
plus en plus ordinaire des vins ne résistera pas à la crise du phylloxera en
1903, signant la disparition définitive de la vigne et la réorientation vers le
maraîchage et le développement de la culture fruitière. Depuis des siècles, le
vignoble local était agrémenté d’arbres fruitiers, pommiers, poiriers, pruniers
ou noyers destinés à la consommation locale autant qu’à la confection
d’eaux-de-vie traditionnellement très présentes sur les tables. Faute de
continuer à vendre du vin, les producteur locaux vont désormais vendre des
fruits et des légumes.
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| La cité royale de Moret-sur-Loing au XVIème siècle Gravure de Claude Chastillon |
Le premier vigneron, cité en tant
que tel, a pour nom Jean BERGERON, né vers 1560 à Moret. On devine que
son père était aussi vigneron mais les documents à notre disposition ne
remontent pas plus loin. De son mariage avec Claudine CHASTELAIN nait un
fils, Claude BERGERON qui épouse en 1611 Marie DUBOURREAU, la
fille du garde de la vacherie de Moret. De leur mariage nait au moins une
fille, Barbe BERGERON qui épouse, en 1644, Michel BREDILLARD. Peut-être
s’agît-il du fils d’Etienne BREDILLARD, un vigneron né aux alentours de
1590 et marié en 1612 à Sébastienne DUFOUR, mais la filiation n’est pas
établie de façon certaine. Le nom de BREDILLARD n’est pas antérieur et
sa répartition géographique se limite, en fait, uniquement à quelques communes
du Gâtinais dont Egreville, Villebéon, Chaintreaux et Villeneuve-la-Guyard. Michel
BREDILLARD est vigneron et morétain, plus précisément établi aux Sablons.
De son mariage avec Barbe BERGERON naissent huit enfants dont 5
parviennent à l’âge adulte, un fait vraiment peu commun à une époque où la
mortalité infantile est considérable. En un temps où l’eau est impropre à la
consommation et responsable de dysenteries généralement fatales, le vin est une
boisson vertueuse dont on dit qu’elle a constitué une première victoire sur la
mort.
Un petit tour en compagnie des hauts fonctionnaires royaux
Ange Savinien Potentien BRÉDILLARD, vigneron, épouse, en 1757, Jeanne BOUQUOT, issue d’une famille de vignerons parmi les plus anciennes de Moret. L’improbable prénom qu’est Ange Savinien Potentien pourrait correspondance au jour de sa naissance, sachant que la St Savinien est fêtée le 31 décembre. Savinien et Potentien furent deux missionnaires chargés par le pape d’évangéliser la région au IIIème siècle et il n’est pas exclu qu’ils soient passés par Moret avant leur martyre à Sens où sont conservées leurs reliques. La piété des gens de Moret tenait à deux facteurs essentiels : la mortalité infantile et les aléas de la météo. A partir de l’année 1709, le dérèglement climatique a eu des conséquences dramatiques. Le froid s’est d’abord abattu et des températures glaciales se sont installées durant des mois provoquant un désastre pour les récoltes. La famine a, alors, sévi à grande échelle. Puis est venu le temps des pluies, entraînant des inondations à répétition et le pourrissement des semences.
C’est ensuite la canicule qui s’installe à l’aube des années 1720. Les récoltes s’effondrent, provoquant de nouvelles disettes. A contrario, le réchauffement climatique a pour conséquence une surproduction de vin et pour corollaire la chute vertigineuse des prix. Les revenus des vignerons en souffrent au point que le gouvernement de Louis XV interdit, en 1731, la plantation de vignes. En 1740, le froid fait son grand retour. Les prix s’envolent en raison des mauvaises récoltes et la disette s’installe, faisant au moins 100 000 morts supplémentaires. Après une période de répit marquée toutefois par un record épidémique, les années 1770 commencent par des épisodes pluvieux d’une rare intensité. A Moret, le Loing déborde à un niveau qui ne sera jamais égalé par la suite. On raconte que les eaux dévastent le cimetière déterrant les cercueils qui flottent au gré des courants.
Chez les BRÉDILLARD, la
résilience est bien là même si Jeanne et Ange Savinien perdent 3 de leur 4
enfants. Né 1761, Jean-Baptiste BRÉDILLARD épouse, en 1786, Anne-Louise
CHARMEUX, une jeune morétaine de son âge dont la famille originaire de
Thomery se consacre déjà au travail de la vigne et à la tonnellerie lorsque apparaissent,
au cours du XVIème siècle, les tout premiers registres d’état civil. De leur
mariage naissent 7 enfants dont 4 meurent à la naissance ou en bas âge.
Morétains et tous cousins
Jean Thomas BRÉDILLARD, vigneron comme Jean-Baptiste, son père, épouse
en 1812, une jeune morétaine de 19 ans, Marguerite PANIER. Chez les
PANIER comme chez les BRÉDILLARD, on n’échappe pas à la règle, on est vigneron.
Il faut imaginer le paysage, aux alentours de la vieille cité de Moret qui
possède encore une large partie de ses remparts avec à proximité les hameaux
des Sablons et de Veneux-Nadon. La vigne y est omniprésente jusqu’au pied du
côteau qui donne sur la plaine à fourrage que bordent la Seine et le Loing. La voie
ferré n’existe pas encore.
Jean Etienne BRÉDILLARD, le fils de Jean Thomas épouse, en 1838, Marguerite MOUSSARD, descendante d’une famille de vignerons de Veneux-Nadon et des Sablons dont la mère est une RIGAULT et la grand-mère une PRIEUR, deux noms qui figurent parmi les plus solidement implantés au niveau local. Le couple a deux garçons.
Le capitaine BRÉDILLARD
Né en 1840, l’aîné, Auguste Apollinaire BRÉDILLARD, choisit la carrière militaire. Il entre au 13ème de Ligne qui, devenu en 1870 le 113ème Régiment d’Infanterie de Ligne, est affecté à la défense de Paris. Stationnée par la suite à Blois et à Romorantin, l’unité jouit alors d’une réelle popularité, faisant même l’objet d’une chanson créée par le célèbre chansonnier Aristide Bruant. Auguste Apollinaire est répertorié comme Capitaine Trésorier du régiment et se voit décoré de la Légion d’Honneur en 1888. Il prend sa retraite à Viella, un village du Gers où il épouse Marie Henriette SABAIL, une femme de la région dont nous ne savons presque rien. Auguste Apollinaire meurt en 1907 à l’âge 67 ans et est enterré au cimetière de Viella.
Ulysse Étienne BRÉDILLARD, le cadet, nait en 1842. Il
choisit le métier de vigneron, laissant à son aîné le gout de l’aventure. En
1865, il épouse une jeune fille de Montarlot, Rosine CHESNEAU avec
laquelle il va s’installer au faubourg d’Ecuelles, tout près du canal du Loing.
Contrairement aux BRÉDILLARD,
vignerons jusqu’au bout des ongles depuis toujours, les CHESNEAU ont
fait preuve d’une certaine mobilité au fil des générations et ont varié les
métiers, apportant à leur propre branche généalogique une vraie touche
d’originalité.
Les CHESNEAU de Montarlot
Le père de Rosine, François
Victor CHESNEAU a épousé Marie Rose RABOTIN dont l’arbre
généalogique familial est loin d’être ordinaire. Du côté CHESNEAU, la
famille est venue habiter Montarlot au cours des années 1760 après avoir vécu à
Courlon-sur-Yonne depuis au moins le XVIème siècle. Ils n’étaient pas vignerons
mais laboureurs, un autre métier de la terre, mais celui-là voué à la culture
des céréales. On ne connaît pas la raison réelle de ce déménagement hormis
peut-être le fait que Victor CHESNEAU, le grand-père de François Victor s’est
retrouvé orphelin à 13 ans après la mort de son père dont le statut de
manœuvrier n’avait, de toute façon, vraiment rien d’enviable. Le jeune Victor a
peut-être choisi très tôt de prendre la route en quête de travail. Installé à
Montarlot, il épouse en 1773 une jeune fille du village Anne Michèle PETIT
qui lui donne une fils, François Victor CHESNEAU. Installé à Montarlot,
celui-ci devient cultivateur. Il fait la connaissance d’une jeune fille de
Villecerf, Aimée Omer PINEAU, qu’il épouse en 1804.
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| Montarlot, un terroir isolé à deux pas seulement de Moret |
A la différence des CHESNEAU qui exercent depuis des générations le métier de laboureur, les PINEAU sont maçons de père en fils et ne sont venus habiter Villecerf qu’au début du XVIIIème siècle. Ils étaient originaires de la Marche (actuel département de la Creuse), une région bien connu depuis le Moyen-Age pour avoir formé des maçons qui ont activement participé aux grands chantiers de l’époque et notamment les cathédrales. Originaire de St Sulpice en Dunois, Blaise PINEAU a vraisemblablement quitté sa terre natale au cours des années 1670 pour l’Ile de France où la fièvre bâtisseuse de Louis XIV et de sa cour attiraient tous les corps de métiers. Pour un maçon creusois, le choix de Villecerf ne tenait pas du hasard. A moins d’une lieue, s’élevait le somptueux château de Challeau, élevé au siècle précédent, pour lequel le nouveau propriétaire Louis Urbain de Caumartin, intendant des finances, entreprenait de somptueux travaux d’embellissement. Boileau et La Fontaine comptaient, alors, parmi ses hôtes réguliers.
Revenons
à présent à Marie-Rose RABOTIN, la mère de Rosine CHESNEAU,
l’arrière grand-mère de Mireille. Son père Pierre Gabriel RABOTIN s’est
installé à Montarlot mais la famille vient en fait de Moret. L’un deux a été
vigneron, jusque-là rien d’anormal, sauf que ce métier n’est pas vraiment
inscrit dans les gènes des aïeux. Le père et le grand-père de Pierre Gabriel sont
tous deux laboureur mais son arrière grand-père Henri RABOTIN a été
boulanger à Moret.
Boulanger ! Voilà bien un de
ces métiers hautement traditionnels jusqu’ici bien absent de la généalogie
familiale. C’est un RABOTIN qui l’ajoute au palmarès. Et ce n’est pas un
accident car le père d’Henri, Thomas RABOTIN, est lui aussi boulanger tandis
que son épouse Marie-Louise FROMAGÉE est sage-femme. Quant à son père, François
RABOTIN, il est meunier. Le pain et le vin, quel symbole ! et si l’on
y rajoute les maçons creusois bâtisseurs de cathédrales…..mais poursuivons
notre aventure, et là ça va décoiffer.
L'organiste de Moret
Henri RABOTIN, notre boulanger de deuxième
génération est né à Moret en 1704. Il a donc 11 ans à la mort de Louis XIV.
Même son arrière-grand-père a connu Louis XIV, c’est peu dire de l’importance
du personnage dans la société. De son côté, Henri RABOTIN épouse la
toute jeune Catherine Françoise DELACOURCELLE. Il est plus âgé qu’elle
de 10 ans, le signe qu’il doit jouir à Moret d’une bonne notoriété. Catherine
Françoise n’est effectivement pas n’importe qui dans la cité ; elle est
certes issue d’une famille nombreuse mais son père François DELACOURCELLE
est maître d’école et surtout l’organiste titulaire de l’église Notre Dame de
Moret. Non seulement il sait lire et écrire le latin mais il lit aussi la
musique. Il impose le respect, c’est peu de le dire. Pour le boulanger de la
paroisse, épouser sa fille est plus qu’un honneur, c’est un privilège.
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| Datant du XVIème, l'orgue de l'église Notre Dame de Moret. On y associe depuis le XVIIIème siècle, le nom de François DELACOURCELLE |
L’histoire des DELACOURCELLE est celle de ceux qui, en ces temps où la société commence à bouger, participent à la naissance d’une nouvelle catégorie, la bourgeoise, qui acquiert les bases indispensables à son élévation dans l’échelle sociale que sont l’écriture et la lecture. Il est né à Tousson, un village près de La Chapelle-le-Reine, au cœur de la plaine gâtinaise et l’on a beau chercher, le premier de la lignée, Jehan DELACOURCELLE est laboureur à Tousson, rien de plus. Son fils François DELACOURCELLE va bousculer les lignes en devenant maître des écoles dans le village de Boynes, amorçant la nouvelle destinée de la famille. Son fils, prénommé lui aussi François, est greffier mais surtout directeur des écoles à Malesherbes. Il finit sa carrière à Moret où il décède en 1719 auprès de son fils, encore un François qu’il a accompagné au long de sa vie. Ce François n’est autre que l’organiste de l’église de Moret. Il a été littéralement béni des dieux. Son mariage avec Françoise BOURGOIN le propulse en effet dans une dimension qu’il n’avait certainement pas imaginé. Elle a effectivement pour père Germain BOURGOIN, un natif de Melun dont le propre père s’est déjà fait une solide réputation en qualité d’organiste mais surtout de calligraphe et maître écrivain. Germain BOURGOIN initie son gendre François DELACOURCELLE à la musique avant de lui confier l’orgue de l’église de Moret, un petit chef d’oeuvre datant du roi Henri II qui a été rénové par le facteur parisien François Du Castel avant d’être relevé par un certain Alexandre Laurent en 1690.
En quinze ans de mariage, Françoise
BOURGOIN donne naissance à 13 enfants avant de mourir à 39 ans. Huit
décèdent en bas âge mais cinq d’entre eux parviendront à l’âge adulte et feront
même carrière. Des quatre garçons, trois vont marcher dans les pas de leur père
et devenir organistes, le quatrième se fera serrurier. La fille, Catherine
Françoise DELACOURCELLE, assure le lien avec notre généalogie familiale en
épousant Henri RABOTIN.
Nous voilà revenus en 1839, au moment où Marie Rose RABOTIN épouse François Victor CHESNEAU. Ils ont une fille, Rosine, qui assure le lien avec la branche BREDILLARD en épousant Ulysse Etienne BRÉDILLARD. Ils ont deux enfants, une fille, Marie Rosine qui naît en 1868 et un fils Ulysse Auguste, né en 1876. Son grand-père Jean Etienne, âgé de 62 ans est même venu à son baptême.
Marie BREDILLARD épouse Désiré BOISSEAU, un cultivateur de Moret. Le couple s’installe au faubourg d’Ecuelles, chez les parents de Marie. Désiré meurt en 1939 tandis que Marie Rose, dite « la tante Marie » s’éteint en 1952 à 84 ans sans avoir eu d’enfant.
Un BRÉDILLARD aux Sablons
Ulysse Auguste, dit « Grand-Père » est
vigneron comme son père. Il a effectué son service militaire à Paris, à la
fringante caserne du Château d’Eau, place de la République où sont désormais
regroupées les troupes éparpillées, jusque-là dans la capitale. En 1901, il
épouse Marceline MONCOURT, une jeune fille des Sablons âgée de 20 ans.
Ce mariage constitue un évènement de poids car il scelle l’union entre deux
familles symboliques de la tradition vigneronne locale qui, depuis au moins 5
siècles, ont vécu côte à côte sans pratiquement se croiser. La généalogie des BRÉDILLARD
n’avait jusque-là accordé aucune place aux MONCOURT qui de leur côté, ne
s’étaient jamais allié aux BRÉDILLARD.
Ulysse quitte Ecuelles pour aller
vivre aux Sablons avec Marceline. Il fait construire la maison où ils vont
habiter au 111 avenue de Fontainebleau. Le terrain fait partie de la dot de Marceline.
Ulysse en profite pour acheter le jardin qui s’étend jusqu’au petit chemin où
est bâtie la maisonnette. Le 2 décembre 1902, Marceline met au monde un garçon
prénommé Louis. Louis Ulysse BREDIILARD sera leur unique fils.
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| L'armée française arrivant en Macédoine |
La conservation du chasselas ? Toute une histoire ! Il faut d’abord cueillir la grappe en y laissant à la base un bout de sarment de quelques centimètres que l’on appelle la « râfle ». On va plonger celle-ci à travers le col d’une petite bouteille remplie d’eau dans laquelle on a introduit un morceau de charbon de bois. Au fil des semaines, voire des mois, le charbon de bois enrichit l’eau de composés organiques qui, au contact de la râfle, continuent d’alimenter la grappe conservant aux grains leur fermeté et leur saveur. Dans chaque maison sont réservées des pièces destinées à la conservation du chasselas. Celle-ci sont reconnaissables à leurs murs blanchis tapissés de rangées de planchettes de bois sur lesquelles sont fixées des dizaines de fiolles en verre à l’intérieur desquelles on introduit la râfle du raisin, laissant la grappe pendre à la verticale.
La
guerre achevée, la vie reprend son cours. Louis épouse en 1926 Alice
BARDOUX, dont les parents, arrivés quelques années plus tôt de la Champagne et qui,
bien qu’ayant été, au départ, considérés comme des étrangers, se sont
rapidement intégrés au petit monde fermé de Veneux-les Sablons grâce à leur expérience
de la vigne et des travaux de la terre. Mireille, leur fille unique,
naît en 1930. Et là, commence une autre histoire…..












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