lundi 13 avril 2026

La branche RICHARD

"L'Angélus" du peintre Jean-François MILLET (c.1759)
Dans la plaine, non loin du village de Chailly-en-Bière dont on aperçoit le clocher, ce couple de paysans évoque les RICHARD ou les RODDE, deux familles localement bien enracinées


  La  branche RICHARD, qui s’allie à la branche GILLOT en 1890, est au moins remarquable sur un point. Elle occupe au fil des générations un espace géographique presque uniquement circonscrit à la Bière, la plaine qui s’étend de la lisière de la Forêt de Fontainebleau aux rives de l’Ecole. Au gré des divers mariages, elle apparait, de plus, composée d’un nombre suffisant de branches pour les étudier les unes après les autres. De leur côté, les RICHARD n’apparaissent nominalement qu’à partir de l’année 1705 lors du décès de François RICHARD, un maçon en plâtrerie domicilié à St Germain sur Ecole. Il était l’époux de Marie LE SOURD dont on sait juste qu’elle était née en 1664 et qu’elle a vécu à St Germain sur Ecole jusqu’à sa mort, en 1730. De ce mariage est né au moins un fils, Jacques RICHARD, qui n’avait que 3 ans lors de la mort de son père. Il devient, lui aussi, maçon en plâtrerie et épouse en 1731 une jeune femme originaire de Longjumeau, Marie Catherine PORCHER. Il est probable qu’il l’ait rencontré au cours d’un chantier sur lequel travaillait aussi le père de sa femme, Pierre PORCHER.




Jacques RICHARD
meurt à l’âge de 37 ans, 3 ans après que Catherine a mis au monde un troisième fils, Guillaume RICHARD. Il  semble que ses deux frères aînés soient décédés peu après leur naissance. Agée de 29 ans au moment du décès de son mari, Catherine se remariera par la suite à deux reprises et mettra au monde huit autres enfants. 

Guillaume  RICHARD exerce le métier de menuisier. En 1763, il fait la connaissance d’une jeune fille de Chailly-en-Bière, Marie-Jeanne MAMAN. Après leur mariage, le couple part s’installer à St Germain-sur-Ecole. Les MAMAN habitent Chailly-en-Bière depuis plus de 5 générations. Nicolas, le père de Marie-Jeanne est laboureur ; Jean, son grand-père, décédé, a été garde-champêtre et son arrière-grand-père, prénommé Jean, lui aussi, était vigneron. C’est justement le métier que va choisir le fils de Guillaume et de Marie-Jeanne, Jean-Baptiste RICHARD.

Jean-Baptiste RICHARD ne quittera pratiquement jamais son village de St Germain-sur-Ecole. Il s’y marie d’abord le 23 juillet 1789, quelques jours après la fameuse prise de la Bastille, avec Ursule FOURRE, une jeune femme du village âgée de 21 ans, mais celle-ci meurt en 1796 après avoir donné naissance à 4 enfants dont aucun n’a survécu. Il se remarie la même année avec Geneviève FOUGERON mais celle-ci décède en 1802 après avoir mis au monde deux enfants, eux aussi décédés prématurément. En 1811, il se remarie une seconde fois avec Angélique BRUNEAU, une serveuse de Champcueil, de 15 ans sa cadette.

Le couple qui habite à St Germain-sur-Ecole ne tarde pas à avoir un premier enfant prénommé Jean-Baptiste, comme son père et qui, comme son père exercera le métier de vigneron. Angélique BRUNEAU aura, à la suite cinq autres enfants dont deux parviendront à l’âge adulte.

Six mois après le décès de son père, Jean-Baptiste RICHARD, le fils, épouse  Emée Virginie TABOUREAU, une jeune femme de Chailly-en-Bière, de 6 ans son aînée. Deux garçons naissent de ce mariage avant que Jean-Baptiste ne décède subitement à l’âge de 31 ans.

Hôte des Plaisirs du Roy

Adam Frans Van der Meulen "La Chasse de Louis XIV"
Nombreuses sont les fois où Marin FESSARD a du croiser  le roi Louis XIV et ses invités lors de ses parties chasses en forêt de Fontainebleau

Bien qu’elle exerce le modeste métier de journalière, au mieux de serveuse, l’arbre généalogique d’Edmée Virginie TABOUREAU est déjà bien fourni. Son père Louis TABOUREAU était laboureur mais son grand-père, un autre Louis TABOUREAU avait été marguiller de Fleury-en-Bière, ce qui constituait une certaine responsabilité au sein de la paroisse et l’assurance d’être lettré. Le père de celui-ci, encore un Louis TABOUREAU avait épousé, en 1701, Marie FESSARD, une jeune femme de Cély-en-Bière dont le père, Marin FESSARD, né en 1649, charpentier de métier, avait exercé la fonction d’hôte des Plaisirs du Roy en la capitainerie de Fontainebleau. Le titre pour le moins pompeux qui pourrait, quelque part prêter à confusion, correspondait plus prosaïquement à celui de garde-chasse. Marin FESSARD avait la charge de surveiller la chasse dans la domaine royal, une fonction jugée importante au cours du XVIIème siècle. Lorsqu’on sait que Louis XIV avait l’habitude de passer l’automne à Fontainebleau et d’y participer à de grandioses chasses à courre, on peut raisonnablement penser que notre ancêtre a dû croiser plus d’une fois l’équipage royal.


La généalogie des TABOUREAU commence en 1555 avec le mariage à Fleury-en-Bière de Jean TABOUREAU et de Servaise LEGRAND. Nous sommes sous Henri II et Catherine de Médicis. Le secrétaire d’Etat Come Clausse est en train de faire bâtir un château à Fleury dont il a acquis la terre en 1551. Il a engagé pour l’occasion de nombreux artistes qui ont participé à la décoration du palais de Fontainebleau parmi lesquels le peintre Niccolo del’Abbate. Le fils de  Jean TABOUREAU, Georges TABOUREAU est cité comme honnête homme et praticien. Le terme plutôt vague signifie qu’il est expert dans son métier mais il peut aussi bien est auxiliaire de justice.

Barbizon avant d'être une école

Pour en revenir à Edmée Virginie TABOUREAU, sa mère Virginie FILLION est originaire de Chailly-en-Bière, comme toute sa famille, d’ailleurs. On la dit native du hameau de Barbizon. Son père, Etienne, avait, qui plus est, épousé une fille de Chailly-en-Bière, Marie CARON, dont les parents et les grand-parents étaient, eux aussi, tous originaires  de Chailly-en-Bière.


Edmée TABOUREAU
et Jean-Baptiste RICHARD avaient eu deux fils dont l’aîné Jean-Baptiste reste, en fait très mal connu. Son père est mort alors qu’il avait deux ans. Il est possible qu’avec son frère cadet Louis Alfred, il ait été conjointement élevé par sa mère et ses tantes Marguerite et Henriette, demeurant toutes deux à Chailly.

On sait de Jean-Baptiste RICHARD qu’il a épousé en 1864 une jeune fille de Chailly-en-Bière, Geneviève RODDE, alors âgée de 18 ans. Les RODDE sont une vieille famille de Chailly et ont même un lien ancien avec la famille RICHARD. Marie RODDE (1639-1673) est, à ce titre, une aïeule directe de Jean-Baptiste à la 8ème génération.

Faÿ 1934
Elisabeth RICHARD, épouse de Charles GILLOT en compagnie
de son petit-fils Bernard et de sa fille Julienne

Jean-Baptiste RICHARD
est propriétaire  d’une ferme dans le hameau de Faÿ. Son fils Henri va en poursuivre l’exploitation. Quant à Elisabeth RICHARD, sa fille, elle épouse Charles GILLOT en 1890.

 

 

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Les origines (VIIIème-XIIème siècles)

 De Simon de Montfort , nous continuons à remonter le temps. Le première branche nous conduit jusqu'à Charlemagne .