Jacques RICHARD meurt à l’âge de 37 ans, 3 ans après que Catherine a mis au monde un troisième fils, Guillaume RICHARD. Il semble que ses deux frères aînés soient décédés peu après leur naissance. Agée de 29 ans au moment du décès de son mari, Catherine se remariera par la suite à deux reprises et mettra au monde huit autres enfants.
Guillaume RICHARD exerce le métier de menuisier. En 1763, il fait la
connaissance d’une jeune fille de Chailly-en-Bière, Marie-Jeanne MAMAN.
Après leur mariage, le couple part s’installer à St Germain-sur-Ecole. Les MAMAN
habitent Chailly-en-Bière depuis plus de 5
générations. Nicolas, le père de Marie-Jeanne est laboureur ; Jean, son
grand-père, décédé, a été garde-champêtre et son arrière-grand-père, prénommé
Jean, lui aussi, était vigneron. C’est justement le métier que va choisir le
fils de Guillaume et de Marie-Jeanne, Jean-Baptiste RICHARD.
Jean-Baptiste RICHARD ne quittera pratiquement jamais
son village de St Germain-sur-Ecole. Il s’y marie d’abord le 23 juillet 1789,
quelques jours après la fameuse prise de la Bastille, avec Ursule FOURRE,
une jeune femme du village âgée de 21 ans, mais celle-ci meurt en 1796 après
avoir donné naissance à 4 enfants dont aucun n’a survécu. Il se remarie la même
année avec Geneviève FOUGERON mais celle-ci décède en 1802 après avoir
mis au monde deux enfants, eux aussi décédés prématurément. En 1811, il se
remarie une seconde fois avec Angélique BRUNEAU, une serveuse de
Champcueil, de 15 ans sa cadette.
Le couple qui habite à St
Germain-sur-Ecole ne tarde pas à avoir un premier enfant prénommé Jean-Baptiste, comme son père et qui, comme son père exercera le métier de
vigneron. Angélique BRUNEAU aura, à la suite cinq autres enfants dont
deux parviendront à l’âge adulte.
Six mois après le décès de son père,
Jean-Baptiste RICHARD, le fils, épouse
Emée Virginie TABOUREAU, une jeune femme de Chailly-en-Bière, de
6 ans son aînée. Deux garçons naissent de ce mariage avant que Jean-Baptiste ne
décède subitement à l’âge de 31 ans.
Hôte des Plaisirs du Roy
![]() |
| Adam Frans Van der Meulen "La Chasse de Louis XIV" Nombreuses sont les fois où Marin FESSARD a du croiser le roi Louis XIV et ses invités lors de ses parties chasses en forêt de Fontainebleau |
Bien qu’elle exerce le modeste métier de journalière, au mieux de serveuse, l’arbre généalogique d’Edmée Virginie TABOUREAU est déjà bien fourni. Son père Louis TABOUREAU était laboureur mais son grand-père, un autre Louis TABOUREAU avait été marguiller de Fleury-en-Bière, ce qui constituait une certaine responsabilité au sein de la paroisse et l’assurance d’être lettré. Le père de celui-ci, encore un Louis TABOUREAU avait épousé, en 1701, Marie FESSARD, une jeune femme de Cély-en-Bière dont le père, Marin FESSARD, né en 1649, charpentier de métier, avait exercé la fonction d’hôte des Plaisirs du Roy en la capitainerie de Fontainebleau. Le titre pour le moins pompeux qui pourrait, quelque part prêter à confusion, correspondait plus prosaïquement à celui de garde-chasse. Marin FESSARD avait la charge de surveiller la chasse dans la domaine royal, une fonction jugée importante au cours du XVIIème siècle. Lorsqu’on sait que Louis XIV avait l’habitude de passer l’automne à Fontainebleau et d’y participer à de grandioses chasses à courre, on peut raisonnablement penser que notre ancêtre a dû croiser plus d’une fois l’équipage royal.
La généalogie des TABOUREAU commence en 1555 avec le mariage à Fleury-en-Bière de Jean TABOUREAU et de Servaise LEGRAND. Nous sommes sous Henri II et Catherine de Médicis. Le secrétaire d’Etat Come Clausse est en train de faire bâtir un château à Fleury dont il a acquis la terre en 1551. Il a engagé pour l’occasion de nombreux artistes qui ont participé à la décoration du palais de Fontainebleau parmi lesquels le peintre Niccolo del’Abbate. Le fils de Jean TABOUREAU, Georges TABOUREAU est cité comme honnête homme et praticien. Le terme plutôt vague signifie qu’il est expert dans son métier mais il peut aussi bien est auxiliaire de justice.
Edmée TABOUREAU et Jean-Baptiste RICHARD avaient eu deux fils dont l’aîné Jean-Baptiste reste, en fait très mal connu. Son père est mort alors qu’il avait deux ans. Il est possible qu’avec son frère cadet Louis Alfred, il ait été conjointement élevé par sa mère et ses tantes Marguerite et Henriette, demeurant toutes deux à Chailly.
On sait de Jean-Baptiste RICHARD
qu’il a épousé en 1864 une jeune fille de Chailly-en-Bière, Geneviève RODDE,
alors âgée de 18 ans. Les RODDE sont une vieille famille de Chailly et
ont même un lien ancien avec la famille RICHARD. Marie RODDE (1639-1673) est, à
ce titre, une aïeule directe de Jean-Baptiste à la 8ème génération.
![]() |
| Faÿ 1934 Elisabeth RICHARD, épouse de Charles GILLOT en compagnie de son petit-fils Bernard et de sa fille Julienne |
Jean-Baptiste RICHARD est propriétaire d’une ferme dans le hameau de Faÿ. Son fils Henri va en poursuivre l’exploitation. Quant à Elisabeth RICHARD, sa fille, elle épouse Charles GILLOT en 1890.
.jpg)

.jpg)



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire